Arrêter une consultation en cours : c'est votre droit
Cela paraît évident écrit ainsi. Dans la situation réelle, beaucoup de gens n'osent pas. Ils restent, mal à l'aise, jusqu'à la fin d'un échange qui ne leur convient pas, parfois en payant pour cela.
Cette page est là pour lever ce blocage. Vous pouvez interrompre à tout moment, sans justification, et voici comment.
Pourquoi on n'ose pas
Trois raisons, toutes compréhensibles.
La politesse. Interrompre quelqu'un qui parle demande un effort, surtout quand la personne est chaleureuse.
Le doute sur soi. « C'est peut-être moi qui n'ai pas compris », « je devrais peut-être laisser une chance ». Ce doute est amplifié si vous traversez une période fragile, ce qui est souvent le cas quand on consulte.
L'argent déjà engagé. On a payé, on veut en avoir pour son argent. C'est exactement le raisonnement qui fait rester trop longtemps, et il est bien connu : une somme dépensée ne se récupère pas en subissant davantage.
Les situations où il faut partir
Certaines ne se discutent pas.
On vous annonce un blocage et on propose de le lever contre paiement. Arrêtez immédiatement, sans explication. C'est le mécanisme le plus dommageable du secteur, et les signaux qui trahissent une arnaque en décrivent la séquence complète.
On vous annonce quelque chose de grave sur votre santé ou celle d'un proche. Ce terrain n'appartient à aucune lecture symbolique. Arrêtez, et parlez-en à un professionnel de santé si l'inquiétude persiste.
On vous promet un résultat, une date ou un montant. Ce qu'un praticien sérieux ne promet jamais vous donne les cinq cas concernés.
On vous demande des informations sans rapport. Situation financière, patrimoine, documents personnels.
On refuse votre contradiction. Vous dites que cela ne vous parle pas, et la personne insiste au lieu d'ajuster.
Les situations où c'est simplement votre confort
Elles sont tout aussi légitimes, et personne n'a à les valider.
Le courant ne passe pas. Le ton vous met mal à l'aise. Vous vous sentez jugé. Vous n'arrivez pas à placer un mot. Vous réalisez que le sujet n'est pas celui que vous vouliez aborder.
Une sensation d'inconfort est une information valide. Elle suffit à justifier un départ, et vous n'avez à la justifier auprès de personne.
Comment le dire
Le plus difficile est de trouver la phrase. En voici quelques-unes, courtes et neutres.
« Je vais arrêter là, merci. »
« Ce n'est pas ce que je cherchais, je préfère m'arrêter. »
« Je ne souhaite pas poursuivre sur ce sujet. »
« Je vais réfléchir, je vous remercie. »
Aucune n'exige d'explication. Vous n'êtes pas obligé de dire pourquoi, ni de convaincre, ni de vous excuser. Une phrase, et vous raccrochez ou vous fermez la conversation.
Si la personne insiste après cela, c'est une information supplémentaire : un praticien sérieux vous laisse partir.
Les formes d'insistance à connaître
Elles apparaissent précisément au moment où vous voulez partir, et il vaut mieux les avoir identifiées à l'avance.
« Nous n'avons pas terminé, c'est risqué de s'arrêter maintenant. » Aucune interruption n'a jamais présenté le moindre risque.
« Vous ne verrez pas les effets si vous arrêtez là. » Un argument de vente.
« Laissez-moi juste vous dire une dernière chose. » C'est en général la plus manipulatrice.
Dans les trois cas, la réponse est la même : vous répétez votre phrase une fois, puis vous mettez fin à l'échange sans attendre de réponse.
La question du remboursement
Soyons réalistes : sur une consultation déjà payée, obtenir un remboursement est rare.
Deux cas se distinguent toutefois. Si la prestation n'a pas été fournie du tout, une réclamation est fondée. Si vous avez été soumis au mécanisme du blocage payant, conservez les traces des échanges et des versements, et signalez la situation aux services compétents en matière de fraude et de protection des consommateurs.
Dans les autres cas, considérez la somme comme le prix d'une leçon, et appliquez la prévention la prochaine fois : les questions à poser avant de réserver une consultation écartent la majorité des situations problématiques en quinze minutes.
Tirez les cartes et obtenez vos réponses
Tirer les cartesUn tirage, votre message, mon analyse : de quoi y voir plus clair.
Après un départ
Deux réflexes utiles.
Notez ce qui s'est passé, tant que c'est frais. Ce que vous avez entendu, à quel moment vous avez voulu partir, ce qui vous a retenu. Cela vous servira pour la fois suivante.
Ne reprenez pas rendez-vous ailleurs dans la foulée. Une consultation qui s'est mal passée laisse un besoin de réparation, et c'est le pire moment pour choisir quelqu'un. Attendez quelques semaines.
Si la déception vient d'un décalage d'attente plutôt que d'un problème de pratique, comprendre ce qui a manqué dans une consultation décevante aide à mieux préparer la suivante.
Ce droit d'interrompre fait partie du cadre normal d'un échange, et le déroulement d'une consultation à distance étape par étape rappelle ce que vous pouvez attendre à chaque moment de la séance.
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Je tire les cartesAmour, travail, famille : parlons de ce qui vous occupe vraiment.
Ce que dit un praticien sérieux
Il vous le dira lui-même, souvent au moment du cadrage : vous pouvez arrêter quand vous voulez, poser une limite, refuser un sujet.
Cette phrase, prononcée spontanément en début de séance, est l'un des meilleurs indicateurs de sérieux qui soient. Elle figure d'ailleurs parmi les repères qui distinguent un praticien fiable, au même titre que la clarté du tarif et l'énoncé des sujets exclus.
Vous êtes dans un échange professionnel. Comme dans tout échange professionnel, vous pouvez y mettre fin.
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